Le RéSCits valorise les savoirs citoyens et expérientiels en les plaçant au cœur de la recherche. En favorisant des collaborations fondées sur la réciprocité et la cocréation, l’objectif du réseau est de conjuguer savoirs scientifiques et savoirs citoyens pour développer des solutions participatives et durables dans des domaines clés comme l’éducation, la santé, l’urbanisme et l’environnement.

Dans cette perspective, le concours de projets pilotes du RéSCits soutient le démarrage de nouvelles collaborations en recherche cocréative et multidisciplinaire. Ces projets permettront d’approfondir les connaissances interdisciplinaires sur les méthodes cocréatives en recherche partenariale.

Les demandes de subvention ont été évaluées par des personnes issues des milieux universitaires, pratiques et citoyens, provenant de divers champs de pratique. Toutes les équipes candidates ont reçu une évaluation détaillée, offrant des pistes concrètes pour bonifier leurs projets dans le cadre de futurs concours.

Huit équipes de recherche, codirigées par des chercheur·se·s et des membres des milieux citoyens, pratiques et communautaires, ont été sélectionnées. Elles ont reçu une subvention allant jusqu’à 5 000 $ pour une durée d’un an. Vous trouverez ci‑dessous une brève description de chacun des projets pilotes financés.

N’hésitez pas à entrer en contact avec les équipes si vous souhaitez en apprendre davantage ou participer à leur démarche !

Le projet concours de subvention de projets pilotes du RéSCits s’ouvrira au printemps 2026, restez à l’affût pour plus d’informations !


Cochercheur·se·s principaux·ales : Hélène Tessier, L’apogée, santé mentale
David Ford-Johnson, Arborescence
Catherine Briand, Professeure-chercheure, Ergothérapie, Université du Québec Trois-Rivières (UQTR), Centre de recherche de l’Institut Universitaire en santé mentale de Montréal (CR-IUSMM)
Problématique :CAP santé mentale, une fédération de 52 organismes communautaires offrant des services aux proches en santé mentale au Québec, a récemment réuni ses organismes membres lors de journées de réflexion stratégique, dont l’une des principales conclusions a été le désir et le besoin d’une plus grande implication des membres dans les actions de CAP.
Objectif(s) :Ce projet vise à comprendre le processus de mobilisation des connaissances dans une fédération de milieux communautaires en santé mentale et à cocréer, avec ses organismes membres, une stratégie globale adaptée à leurs besoins.

Cochercheur·se·s principaux·ales :Clara Dallaire, Patiente-partenaire coresponsable du Bureau du Partenariat Patients-Familles-Communauté, Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine
Julien Déry, Professeur régulier, Ergothérapie, Université du Québec à Trois-Rivières
Problématique :La recherche francophone sur les savoirs citoyens qui utilisent des approches participatives connait un essor important dans les dernières années. Pourtant, ces initiatives demeurent souvent dispersées, peu visibles et rarement publiées dans des formats accessibles pour les personnes citoyennes.
Objectif(s) :Le projet vise à cocréer un espace accessible, gratuit et inclusif favorisant la mobilisation des connaissances de travaux collaboratifs et participatifs par le biais d’un prototype de revue scientifique francophone, interdisciplinaire, intersectorielle et dédiée à la mise en valeur des savoirs citoyens.  

Cochercheuses principales :Martine Nayide Morel, Ergothérapeute, Centre de services scolaire de la Pointe‑de‑l’Île
Cindy Louis-Delsoin, Candidate au doctorat et ergothérapeute, Université de Montréal
Annie Hudon, Professeure agrégée, École de réadaptation, Université de Montréal
Problématique :Les ergothérapeutes et physiothérapeutes noir·es jouent un rôle essentiel dans la santé des populations. Or, dans un pays où quatre personnes noires sur cinq subissent du racisme au travail, les professionnel·les noir·es expérimentent des injustices plus fréquentes et souvent invisibles.
Objectif(s) :L’objectif est de cocréer avec les citoyen·nes concerné·es (ergothérapeutes et physiothérapeutes noir·es) des outils de sensibilisation illustrant les injustices vécues au travail, adaptés aux milieux cliniques.

Cochercheuses principales :Myreille Bédard, citoyenne partenaire
Audrey L’Espérance, Professeure adjointe, École nationale d’administration publique
Problématique :Les recherches universitaires démontrent que les pratiques musicales collectives ne sont pas seulement des lieux de « divertissement », mais des infrastructures relationnelles où se tissent des liens, se transforment des identités stigmatisées, se construisent des appartenances partagées.
Objectif(s) :Ce projet vise à explorer, à partir d’initiatives existantes à Montréal, si et comment les pratiques musicales collectives peuvent contribuer à lutter contre l’isolement social et à favoriser la reconnexion aux autres et la création de liens significatifs dans la communauté.  

Cochercheur·se·s principaux·ales :Annie-Danielle Grenier, Patiente partenaire, Centre d’excellence sur le partenariat avec les patients et le public
Esli Osmanlliu, Professeur adjoint, Université McGill, Urgentologue, Hôpital de Montréal pour enfants, Université McGill
Problématique : L’essor de l’intelligence artificielle générative pour la recherche d’information sur les maladies rares soulève la nécessité urgente d’évaluer, avec les personnes directement concernées, la validité des informations fournies et les risques de biais, au‑delà des évaluations traditionnellement menées par les seul·es professionnel·les.
Objectif(s) :L’objectif du projet est de cartographier les connaissances existantes et d’orienter les étapes ultérieures en analysant de façon critique la validité et les biais des réponses de grands modèles de langage à des questions sur les maladies rares.  

Cochercheur·se·s principaux·ales :Isaac Turcotte, Trans MCQ
Hicham Boubidi, Agir Montréal
Mariam Mannai, Agir Montréal
Joanie Thériault, Professeure, Ergothérapie, Université du Québec à Trois-Rivières
Problématique :L’insécurité alimentaire, une question de santé publique, est en augmentation au Québec touchant plus de 1,7 million de personnes. Des données montrent que les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre, particulièrement les personnes transgenres, sont davantage touchées par l’insécurité alimentaire. Ces personnes sont également plus nombreuses à vivre des situations de précarité financière, d’emploi et de logement qui s’aggravent en région rurale et en contexte migratoire.
Objectif(s) :L’objectif du projet est de coconstruire une compréhension collective des réalités et enjeux de sécurité alimentaire chez les personnes trans au Québec, plus spécifiquement pour : 1) les personnes trans vivant en région et 2) les personnes trans migrantes.  

Cochercheuses principales :Amélie Fournier, Association des jeunes bègues du Québec
Ingrid Verduyckt, École d’orthophonie et d’audiologie, Université de Montréal
Problématique : Les organismes communautaires jouent un rôle essentiel auprès des personnes vivant avec une incapacité, mais la complexité et la variabilité de leurs relations avec le réseau public soulèvent des défis d’accès au financement, à la collaboration et au référencement, questionnant la reconnaissance de leurs savoirs.
Objectif(s) :Ce projet vise à (1) documenter les obstacles et (2) définir des leviers à la reconnaissance des savoirs des organismes comunautaires desservant les personnes vivant avec une incapacité au Québec.

Cochercheurs principaux :Lee Hill, Gestionnaire de recherche, Chirurgie pédiatrique, HME, McGill
Dr Hussein Wissanji, Chirurgien pédiatrique, Hôpital de Montréal pour enfants (HME), McGill
Problématique :Les enfants cris doivent quitter leur communauté pour des soins chirurgicaux urbains, ce qui impose aux familles un fardeau économique et humain majeur que les cadres d’évaluation occidentaux ne capturent pas, d’où la demande crie pour une analyse économique culturellement pertinente intégrant les coûts sociaux, culturels et relationnels invisibilisés.
Objectif(s) :Le projet vise à co‑développer avec les familles cries et les Aînées un cadre conceptuel redéfinissant le coût du déplacement médical selon les valeurs cries, puis à co‑créer des outils de mesure culturellement sécuritaires pour documenter l’ensemble des impacts vécus par les familles.